SOCIÉTÉ

La protection des droits de l’enfant, un devoir de tous

Ce mardi 23 novembre, la délégation de l’Union Européenne au Burundi a effectué une visite au Centre Nanje Nobaho de Buterere. Selon Tony Nsabimana, attaché de presse à la délégation de l’Union Européenne, cette visite s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre de chaque année.

« Certes, personne ne peut nier le pas franchi en matière de respect des droits de l’enfant au Burundi ces dernières années. Pourtant, le chemin est encore long tant qu’il y a des enfants qui vivent dans la rue à Bujumbura et ailleurs », a fait savoir Martine Borovac Pecarevic, cheffe de la section politique, presse et information à la délégation de l’Union Européenne au Burundi. Elle l’a dit lors d’une visite qu’elle a effectué ce mardi 23 novembre au Centre Nanje Nobaho. C’est dans la zone Buterere de la capitale Bujumbura. Pour elle, il y a respect des droits quand les enfants vivent dans leur famille, mangent, s’habillent, étudient, trouvent des soins de santé et ne dorment pas dans la rue.

Selon toujours elle, il y a respect des droits de l’enfant d’un côté. Pourtant, elle affirme qu’il y en a d’autres qui vivent dans la rue. « Beaucoup d’enfants vont aujourd’hui à l’école, mangent et se logent. Pourtant, il y en a d’autres qui errent dans les rues de Bujumbura et qui couchent à même le sol pendant la nuit ».

Tony Nsabimana, attaché de presse à la délégation de l’Union Européenne, reconnaît qu’il y a une nette amélioration en matière de respect des droits de l’enfant. Pourtant, il ne nie pas l’existence des enfants en situation de la rue. Pour lui, la protection des droits de l’enfant devrait être un devoir de tous.

Pendant cette visite, la délégation de l’Union Européenne au Burundi a fait un don des exemplaires d’un livret intitulé « Pour chaque enfant, tous les droits ». Ces derniers font partie des 1000 exemplaires dudit livret produits par l’entreprise Shaquart en partenariat avec la délégation de l’Union Européenne, l’Unicef, les ambassades d’Allemagne de France et du royaume de Pays-Bas et de Belgique au Burundi.

Pour Tony Nsabimana, l’objectif de la production d’un tel livret est de faire la sensibilisation des droits de l’enfant à travers des dessins animés.

Au Centre Nanje Nobaho

Hugues Ruremesha, directeur de ce centre, considère que l’ouverture de ce centre a été une aubaine dans la zone Buterere. Selon lui, plusieurs enfants vivaient dans de mauvaises conditions. Ils quittent l’école faute de moyens, dorment dans la rue, effectuent des travaux forcés, etc. Comme en témoigne Monsieur Remesha, bon nombre d’enfants qui avaient, au départ, abandonné l’école faute de moyens ont pu rejoindre l’école grâce à l’appui.

Edissa Ndarubazeyeko, une maman qui a vu son fils retourner à l’école grâce à l’appui de ce centre ne tarit pas d’éloges. « N’eut été le Centre Nanje Nobaho, aucun de mes quatre enfants ne serait à l’école aujourd’hui. Mais grâce à l’aide dudit centre, mon fils aîné va bientôt terminer ses études secondaires l’année prochaine, fait-elle savoir ».

Signalons que cette visite entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant.

Callixte Ndayiragije

 

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