SOCIÉTÉ

Ginette Karirekinyana vise la présidence de la CFCIB

Au Burundi, quand le nom de Karire se prononce, plusieurs profils pour une seule brave dame résonnent en esprit. Allons-nous considérer Karire la Vice-Présidente de la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie, ou celle qui a introduit l’usage de l’artemisia dans notre quotidien ? Toute dépend du cadre dans lequel elle intervient.

Ginette Karirekinyana dit souvent «Karire» est à la fin de son mandat de vice-présidente de la CFCIB, un monde plutôt dominé par les hommes. Pourtant, elle s’est imposée grâce à son travail acharné malgré nombres de défis.

Quid de son histoire ?

De son vrai nom, Karirekinyana Ginette lance en 2010 un projet pour la fabrication des produits naturels anti-malaria où elle développe une gamme de produits cosmétiques et des compléments alimentaires à base de plantes locales qu’elle commence à commercialiser sous la marque «Karire products», qui deviendra par la suite une entreprise en 2016.

Quand elle rentre de l’étranger en 2014, Karire pour les habitués, arrive avec une seule ambition : ouvrir son entreprise et surtout offrir une place à la femme dans le monde du travail. C’était parti !

Son entreprise démarre alors en 2016 avec comme leitmotiv, prospérer avec autant de femmes que possibles à ses côtés, ce qui semble expliquer pourquoi 90% du personnel de son entreprise sont des femmes.

Grace à son entreprise Karire Products, elle intègre la CFCIB dans 3 chambres sectorielles dont la CHASAA, l’AFAB et l’Agribusiness. En 2019, l’AFAB propose son nom comme candidate à la vice-présidence de la CFCIB et fut aussitôt élue pour un poste auquel aucune femme n’avait jusque-là réussi à garder jusqu’au terme du mandat. Karire vient de faire la différence. Elle a gardé cette place contre vents et marrées.

En lui demandant son secret pour savoir comment elle a pu percer là où ses prédécesseuses n’avait pas réussi à rester, elle nous confiera avec enthousiasme dans sa voix : « L’engagement, le courage et la détermination sont les seules clés qui m’ont permis de tenir ; ceux qui me connaissent savent que quand je m’engage dans une chose je me donne à fond et c’est ce que j’ai fait en occupant le poste de vice-présidente a la CFCIB ».

Et d’ajouter : « Vous savez être une femme ne signifie pas que vous avez des limites, que vous ne pouvez pas être dans des instances décisionnelles ou de bons leaders ; il suffit de savoir ce que vous voulez et vous battre pour l’avoir ».

Une femme à la tête de la CFCIB ?

 Karire ne compte pas s’arrêter là. D’ailleurs, elle ne cache pas son ambition de briguer un mandat à la tête de la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi. Sa candidature est présentée par l’AFAB et la CHASAA. La campagne est déjà en cours.

Profitant du temps qu’elle a accordé à EJO, nous avons demandé à Karire ce que serait sa ligne de conduite une fois élue à la tête de la CFCIB : « Une fois élue je ferais en sorte que le rôle de la CFCIB soit connu de tous, et je ferais en sorte qu’au Burundi on puisse quitter l’entrepreneuriat vers l’industrialisation. On a besoin de voir émerger de nouvelles industries outre que ceux de l’époque coloniale, ma vision c’est d’avoir un jour notre marque déposée sur les produits fabriqués au Burundi pour l’exportation, de façon que chaque produit du Burundi puisse être reconnu. C’est une initiative qui doit être soutenu par l’Etat. » nous confie-t-elle.

Quand notre rédaction lui a posé la question de savoir pourquoi les gens voteraient pour elle, elle a simplement répondu : « Ma détermination, ma volonté de servir et mon carnet d’adresse, ce qui représente un atout dans le monde des affaires. »

Se voit-elle élue ? Oui, elle dit être confiante. Et s’il advenait qu’elle ne soit pas élue ? « Au moins j’aurais essayé et je tirerais une leçon ».

Attendons voir…

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