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Bujumbura: Recyclage des déchets plastiques, il y a encore un travail à faire

Cette observation a été faite dans la ville de Bujumbura, capitale économique du pays,  entre lundi le 14 jusqu’au jeudi 17 septembre 2020. Les milieux fréquentés sont les parkings, les routes, les marchés et les autres places publiques se trouvant dans la mairie de Bujumbura.

Les déchets en plastique se manifestent en quantité abondante dans différents milieux de la ville de Bujumbura. Ces objets, essentiellement non biodégradables, sont composés de bouteilles plastiques issues des industries. Le constat est qu’on ne peut pas faire cinq mètres dans la rue sans voir une bouteille plastique. Quand on jette un coup d’œil  dans les caniveaux, c’est terrible !

Que justifie donc ce fait ?

« Il n’existe pas des poubelles publiques pour y mettre ces bouteilles », explique une dame après avoir jeté une bouteille de kinju dans un caniveau tout près du marché de Musaga.

Excepté les hôtels et les grandes institutions, il n’y a pas des poubelles publiques réservées à la collecte des plastiques sur les longs des routes, dans les parkings et dans les marchés. Les passants, après avoir consommé le contenu, jettent n’ importe où les contenants d’eau et du jus.

Quel effet alors ?

Ces bouteilles peuvent boucher les caniveaux et les tuyaux de canalisation. Cela peut causer des inondations pendant la période pluviale.

Que faire pour éviter ça ?

L’abondance des déchets en plastiques devient une opportunité d’affaires pour certains jeunes entrepreneurs. Jean de Dieu NSHIMIRIMANA  en a profité pour démarrer la société BURCO (Burundi Recycling Company). Il fait la collecte des plastiques pour fabriquer des pavés.

« Nous collectons des plastiques surtout auprès des hôtels (qui reçoivent souvent des ateliers de formation). Apres la collecte nous les chauffons (la Fusion). Le liquide trouvé est mélange avec du sable. Le mélange visqueux passe dans une moule pour prendre une forme voulue par le concepteur », explique-t-il le processus de transformation.

Au moment où il commençait cette activité, un mètre carré de pavés coutait entre 18.000 et 20.000 fbu.

Darlène NDORIMANA, une autre jeune femme entrepreneure,  fait le recyclage des plastiques un business rentable. Elle a créé  son entreprise RC Retraining s’occupant de la collecte des plastiques. Ces objets rassemblés sont utilisés pour la fabrication des sandales, des boucles d’oreille, etc.

Et donc une affaire terminée ?

Pas du tout. Il y a beaucoup à faire pour rendre notre capitale économique une ville de zéro plastique. Pour ceux qui vont souvent au centre-ville, passez par l’avenue du marché près d’immeuble DIKO. On ne peut pas faire deux pas sans piétiner un objet plastique dans la route. Ceux qui prennent la RN3, Regardez dans les caniveaux, toujours des plastiques ! Les gens qui ne connaissent pas les endroits cités peuvent faire la même expérience aux alentours chez eux.

Frédéric NTAKIMAZI

 

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