Mon Espace

Merci Pamoja !

La cérémonie de remise des trophées de Pamoja award s’est déroulée hier dans les enceintes de l’Eglise CLM. Pamoja award, c’était vraiment un événement riche en couleurs.

J’ai longuement hésité sur l’angle à prendre, le fond de ce billet. Puis je me suis rappelé que sur EJO, il y a «Mon espace», une rubrique de l’opinion où nos lecteurs ou volontaires peuvent rédiger et publier des articles qui n’engagent pas notre rédaction.

Après plusieurs jours de vote par SMS, hier c’était une bonne occasion de remise de trophées. Au-delà de son côté festif, ce que j’aime beaucoup avec Pamoja Festival est le fait que c’est organisé par les jeunes. Oui, si on veut penser à EJO (comprenez le lendemain), il faut laisser les jeunes prendre des responsabilités. Cassons cette tradition qui veut nous faire croire que la jeunesse est l’acteur de demain. Préparons-nous aujourd’hui pour les responsabilités du lendemain.

Voilà, il est 17h 40, on arrive à l’ex Odéon Palace. On nous accueille avec un sourire, protocole sur protocole pour nous indiquer le chemin. Rien qu’avec cet accueil chaleureux, on se sent dans un endroit sûr. Il faut remarquer une chose, la moyenne d’âge de cette équipe rencontrée jusque là est entre 20 et 28 ans. La jeunesse à l’œuvre.

On avance, arrivé dans la salle, oh que c’est beau. Le podium est décoré, les lumières de toutes les couleurs éclairent la salle, surement le vrai sens d’une soirée riche en couleurs. La salle est pleine à craquer, le service toujours assuré par les jeunes. La sonorisation, je n’y vois que des jeunes concentrés dans la cabine technique, et même le public est jeune.

La cérémonie de remise des trophées Pamoja award, c’était une soirée glamour. Du présentateur aux invités d’honneur en passant par les artistes, c’était la classe.

Le public était dynamique, chacun soutenant son artiste préféré mais avec une certaine civilité. Entre la remise d’un trophée et le numéro suivant, il y avait une parfaite synchronisation. On ne s’ennuyait pas. D’ailleurs le seul souci était que Ça risquait de finir vite.

Pamoja award m’a fait penser aux BET awards. Non en fait à l’événement TopTen Tube Music awards initié par Davy Carmel à l’époque, à la Radio Bonesha FM.

Pamoja c’est vraiment un parfait cadre d’expression de la jeunesse. Ne pas offrir un espace à cette jeunesse qui danse «muri kristo», ne pas accorder l’opportunité de performance à ces belles voix de Reveal Jesus serait nous trahir nous-mêmes. Rêvons, osons, exprimons-nous. Peu importe si on échoue, on se relèvera. L’essentiel est de marcher vers la réalisation de nos rêves. Entre envier les autres tous les jours, ou relever les défis pour vivre nos rêves en réalité, faisons le choix. J’en ai vu hier qui ont fait le choix.

Pamoja award a réuni différentes générations. Big Zoé, qui venait de remporter la catégorie de Best Male Artist, a su bien l’illustrer. Il s’est permis de tutoyer Appolinaire Habonimana, pour lui dire à quel point il a influencé cette génération, remerciant le patron de Karera Beach pour avoir cru en une génération qui porte les pantalons déchirés. Parce que c’était pour lui «une occasion de le dire devant les caméras».

Merci à Pamoja de nous avoir offert ce moment d’évasion. Avec cette jolie voix à l’excellent accent dans la langue de Shakespeare qui nous annonçait chaque étape de l’événement, on ne pouvait rêver mieux. C’était beau, bien organisé, chaque détail minutieusement étudié. A travers vous, j’ai retenu que la jeunesse ne doit pas attendre le lendemain pour agir, à travers vous j’ai compris qu’ensemble on peut aller loin, à travers vous j’ai compris que l’on doit créer nous-mêmes ce monde que l’on désire. Ce n’est pas DJ Patman ou Prince Tuombe sous les feux des projecteurs hier telles les vedettes d’Hollywood qui me diront le contraire. A travers vous j’ai  gardé que les défis ne sont pas une montagne insurmontable, mais qu’il faut d’abord penser à escalader ladite montagne.

Les artistes de la musique profane feraient mieux de s’organiser un événement du genre. Voyez-vous quand même qu’«une industrie musicale» sans un événement de reconnaissance de votre travail, manque un stimulant.

A la fin de la soirée, Pasteur Baluku glissait un mot aux potentiels partenaires qui étaient là : «Ce ne sont pas des idées qui nous manquent comme vous le voyez, soutenez-nous, et on portera loin vos marques».Que dire de plus ? Chers potentiels partenaires, soutenez cette jeunesse, oui elle est une force capitale dans la construction de notre communauté. Oui c‘est le Burundi de demain, mais aussi d’aujourd’hui

Merci Pamoja !

Armand NISABWE

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*Ce texte nengage que son auteur et non la rédaction

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