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Global Leadership Summit : comme s’il fallait une renaissance de tout dirigeant dans tout domaine

En date du 20 et 21 novembre 2020 était organisé le Global Leadership Summit, un sommet organisé par Internationl Christian Ministries (ICM) en collaboration avec International Leadership University (ILU)  à l’intention de tous les leaders dans tous les secteurs.

Ouvert par la Révérende Pasteure Dénise Nkurunziza pour durer les deux jours, vendredi et samedi, ce sommet a eu lieu au siège de l’Eglise du Rocher sis à Buyenzi. Et voilà que multiples professeurs de leadership, tant nationaux qu’internationaux, n’ont pas manqué au rendez-vous pour donner des leçons.

Le programme était surchargé, les orateurs tant attendus. Tout présageait déjà un événement qui devrait toucher au plus profond des participants, pour ne pas dire dans leur substance. Et ce fut le cas. De plus de dix leçons au menu, dont six le premier jour du sommet et quatre autres le second, quelques-unes auront marqué les esprits des humbles participants.

Diriger pendant les moments difficiles

Ceci est une leçon dispensée en ligne depuis Chicago par le pasteur et  professeur de leadership Craig Groeschel. Il a d’abord souligné les étapes que toute association doit franchir dans son existence : la naissance, la structuration (après avoir franchi quelques pas), croissance (arguant qu’à cette étape, les gens sont là, des moyens déjà disponibles, et des normes déjà établies), le déclin (ici l’association avance decrescendo), et la mort qui survient lorsque de justes mesures ne sont pas prises pour redresser la situation critique.

Groeschel a ainsi donné des voies de sorties lorsqu’une association ou tout groupe tend vers la faillite : la première est de réviser le schéma de changement escompté. La deuxième voie est de remettre en cause certains principes de départ. En effet, selon Groeschel, certains principes deviennent à un certain moment des barrières qui empêchent d’avancer. La troisième voie est de comprendre pourquoi il a fallu le changement. Et la quatrième voie est de tenir bon même dans les doutes.

Le secret de bien terminer son mandat

Des leaders qui commencent bien et qui finissent mal, on en connait assez. A ce sujet, le Pasteur Onesphore Manirakiza, fondateur d’Antioch Foundation, et Président de Great Lakes Outreach (GLO), fustige un leadership mal parti. Et de donner cinq astuces pouvant aider les leaders à commencer et mener à bien leur durée à la tête d’une église ou toute autre association.

  1. Fonder son leadership sur une vision forte. Mais quid d’une vision forte ? Le Pasteur Onesphore Manirakiza donne ses caractéristiques : elle est claire et compréhensible. Elle est si gigantesque à tel point que s’en débarrasser ne soit pas facile. Elle véhicule la raison même d’être d’une association ou tout autre groupe. Elle mise sur l’avenir. Elle vise un objectif ultime.  
  2. Avoir un cœur ouvert : un cœur qui ne voit pas la réussite des autres comme une menace mais plutôt comme une fierté pour l’humanité. Un cœur qui accueille tous les points de vue et tolère les critiques.
  3. Etre à mesure d’influencer. Le pasteur Manirakiza ne tolère pas la manière de certains leaders qui tentent d’influencer leurs « brebis » par force. « Quand un dirigeant échoue à influencer les autres, il recourt à la force. C’est une dictature. Et quand il y a usage de force par un leader, celui-ci cherchera à se maintenir à la tête de l’association. Mais tôt ou tard, ses stratégies de force finissent par s’épuiser. », dit-t-il.
  4. Avoir un cœur qui apprend et demande pardon. L’orateur n’a pas manqué de crier qu’un leader  doit tirer des leçons de partout et de n’importe qui.
  5. Savoir le bon moment pour quitter. Le bon moment ? Onesphore Manirakiza indique qu’un leader saura qu’il est temps pour lui de partir quand son influence au groupe n’est plus consistante ou n’intéresse plus guère, et que son rendement va decrescendo. Et d’insister que si le leader s’entête, il finit par obéir au grand maitre : Le temps.

La confiance dans le leadership

Dispensée par Acher Niyonizigiye, pasteur et fondateur de Green Land Alliance, la leçon aura marqué les esprits par sa pertinence et son importance incontournable pour un leader digne de ce nom. « Ce n’est pas n’importe qui que les gens suivent de leur gré. Il doit être quelqu’un de digne de confiance. Au cas contraire, les gens le fuient. », Affirme t-il. Et d’ajouter : « Il existe trois choses importantes pour être un leader qui inspire confiance. Et, curieusement, ces trois choses sont fondées sur le caractère même du leader. » Voici ces trois choses :

  • Faire prévaloir l’intérêt général. « Il y a des dirigeants qui font de ce privilège d’être à la tête une source de leurs intérêts personnels, cela pouvant même aller jusqu’à manipuler les gens pour atteindre ses buts. »
  • L’intégrité. Selon Acher Niyonizigiye, un bon leader doit être celui qui vit ce qu’il dit, et dit ce qu’il vit, et ose également demander pardon quand il a trébuché.
  • Laisser émerger ses propres successeurs. Si cela est dur pour pas mal de soi-disant leaders, il est pourtant une nécessité pour la longévité du groupe que l’on dirige. « Quantité de leaders ont peur de perdre leurs places à tel point qu’ils étouffent à tout prix l’émergence de nouveaux visages, de potentiels successeurs. Cela est une preuve indiscutable que les intérêts généraux ne prévalent pas, ou juste l’insécurité intérieure domine le leader en question. », dénonce Acher Niyonizigiye.

Les points communs à tous les leaders

C’est le fameux écrivain américain Docteur John Maxwell qui a éveillé les esprits en commençant par avertir quiconque qui n’allait pas se retrouver dans les cinq points ci-dessous de partir immédiatement et rentrer dormir à la maison parce qu’i est indigne d’être appelé leader.

  • Le leader voit beaucoup de choses que les autres n’ont pas encore vues.
  • Le leader vise des choses gigantesques que même les autres n’ont pas réalisées. Pour arriver à cette fin, un leader doit faire sien ce principe en cinq éléments : ESSAIE-ECHOUE-APPREND-CORRIGE-REPREND.
  • Rencontrer des gens sages capables de contribuer en votre croissance personnelle.
  • Se donner la responsabilité dans ta croissance jour pour jour.
  • Prendre toujours conscience du fossé entre vous et votre vision.  

Il est enfin à savoir que le Global Leadership Summit de cette année avait été organisé sous le thème : « Le changement peut provenir de toi. »

Bolingo

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