Santé

Burundi: 4,8millions de cas de paludisme enregistrés en 2020 avec 2.735 décès

Le bilan ressort de la rencontre que les représentants de l’Unicef et de l’OMS au Burundi, ainsi que le ministre burundais de la Santé ont tenu, ce mercredi 26 mai. C’était  lors de la remise officielle des médicaments antipaludiques et des kits de riposte contre le Covid 19 par ces deux institutions au gouvernement burundais.

Comme le souligne  John Agbor, représentant de l’Unicef au Burundi, en 2019, il y avait environ 229 millions de cas du paludisme, avec 409.000 décès dont 274.000 sont des enfants de moins de cinq ans au niveau mondial. Il fait savoir qu’au Burundi, en 2020, on dénote près de 4,8 millions de cas avec 2.735 de décès, donc 2.100 chez les enfants de moins de 5 ans.

Selon le même rapport, d’après les projections de l’OMS dans son rapport de 2020, 56 pour 1000 habitants ont étés exposés au risque de paludisme au Burundi, dépassant l’objectif de 35 et le nombre de décès lié au paludisme a été estimé à 9.8 pour 100.000 habitants dépassant l’objectif de 7,2.

La valeur des kits octroyés par l’OMS pour lutter contre le covid 19 s’élève à plus d’un milliard de nos francs, alors que le prix des médicaments anti-paludisme octroyés par le gouvernement Britannique à travers l’Unicef s’élève à 614.410.699 de francs burundais. « Nous conjuguons des efforts avec le gouvernement burundais  pour lutter contre cette pandémie, dans la mise  en œuvre de cette riposte. L’OMS vient pour renforcer. Nous reconnaissons les efforts du gouvernement burundais », a fait savoir Dr Xavier Crespin, représentant de l’OMS au Burundi. .

Thaddée Ndikumana, ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida, qui a représenté le gouvernement burundais dans cette rencontre de remise de ces kits et médicaments, s’est dit heureux de  recevoir ce don si important. « Même si le covid reste une préoccupation de l’Etat, nous ne sommes pas arrêtés sur ça  seulement. La prise en charge des patients du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes est une initiative louable. »a-t-il fait savoir. Il continue à expliquer que les débuts de la saison sèche riment avec le changement des climats, ce qui peut être la base des contaminations du paludisme suite à la prolifération des moustiques.

Concernant l’appui sur les kits du covid, le Dr Ndikumana indique que le gouvernement burundais a déjà un leitmotiv tracé par le président de la République du Burundi, depuis le lancement de la campagne « Ndakira, Sinanduza kandi Sinandura coronavirus » qui consiste à dépister un plus grand nombre en masse, et assurer  le suivi et le traitement des contaminés.

Samuel Mbonimpa

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