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Conversation avec Gygy Ghylain

For The Love of The Game est une plateforme  initiée par le jeune Ghylain KAMAREBO dit Gygy Ghylain sur les réseaux sociaux. A force de promouvoir le basketball burundais, il est devenu une référence sur cette discipline. Au terme des matches, Gygy Ghylain est là pour publier les statistiques importantes des matches, les meilleurs marqueurs des matches, la meilleure révélation, revenant même sur les moments forts des affiches du weekend.  Sa créativité dans la diffusion des matches en direct par les vidéos amateurs a changé la donne.

Dans notre rubrique «Conversation avec…», c’est avec Gygy Ghylain.

EJO : Parles-nous de Gygy?

Gygy : Je m’appelle Ghylain Kamarebo, je suis étudiant en Médecine à l’Université de Ngozi en 7e année, je fais mes derniers stages à l’Hôpital Militaire de Kamenge, je vais terminer mes études cette année. La grande partie de mes temps libres, je m’intéresse beaucoup au sport et à la musique.

EJO: La génèse de For The Love of The Game?

Gygy : For The Love of the Game c’est une initiative que j’ai créée juste pour l’amour du jeu. En fait au début je me disais que le basketball n’était pas assez médiatisé et du coup je me suis dit que je pouvais contribuer et Ça a un peu réussi. Ma vision principale c’est de mettre le basketball burundais sur la carte du monde en essayant de créer une multitude de chose faisant vivre la BasketBall Culture.

EJO: As-tu un jour pensé que For The Love of The Game connaitra ce succès?

Gygy : Je n’y ai jamais cru, car au début je pensais que j’allais juste me limiter par publier sur les réseaux sociaux. Par exemple, je ne me suis jamais vu organiser un grand événement comme FLG MVP Awards ou organiser des évènements en collaboration avec certaines personnes que j’ai rencontré sur mon chemin.

Concernant les réalisations, aujourd’hui je fais des vidéos amateurs pour diffuser des matches en direct, des entretiens  instructifs avec des connaisseurs du basketBall burundais.  Je crois que l’apport est assez considérable car les gens commencent à s’identifier par rapport à FLG.

EJO : Revenons sur les soirées de récompense de For The Love of The Game ? Quid de la 2ème édition ?

Gygy : FLG  c’est un événement que j’ai  lancé en 2019 dans le but de promouvoir le basketball afin de valoriser le joueur burundais. La 1ère édition s’est déroulée à Martha Hôtel, la récente édition s’est tenue dernièrement le 6 août 2021 à l’Hôtel Source du Nil. Avec mon équipe constituée d’amis, nous avons mis les efforts en commun pour réaliser un bel événement  qui devait faire parler du basketball même en dehors du monde du basketball. Donc on a essayé de faire du basketBall un jeu de divertissement capable d’attirer un nouveau public. Dans ces événements, nous avons différentes catégories, en 2019 c’était 21 catégories, et cette année 30, où nous récompensons les meilleurs de l’année au basketball avec des prix et des trophées.

EJO : La FEBABU a un nouveau comité. Es- tu optimiste ?

Gygy : Oui bien sûr. Avec la FEBABU, c’est une nouvelle ère, une nouvelle page dans l’histoire du basketball burundais. Vous voyez il y a le nouveau  président Apôtre Jean Paul Manirakiza qui est un grand fan du basketball et qui a un esprit fédérateur, il fait de son mieux pour rassembler tous les acteurs clés de la machine du basketball. Je suis vraiment très optimiste avec son avènement.

EJO : Avec FLG tu fais un travail similaire à celui des journalistes…

Gygy : Non je ne suis pas journaliste, journaliste c’est très grand pour moi, je suis juste un grand fan du basketball, bon aventurier aussi car je me permets d’écrire des blogs, de faire des vidéos, être présent dans des émissions radios,…

EJO : Avec le basketball féminin, c’est de plus en plus le boycotte  Un commentaire sur ça ?

Gygy : Je ne dirais pas beaucoup de choses sur ce sujet, mais les filles ont mon soutien.  Je crois qu’il est temps que les gens comprennent que tout est communication, la communication est primordiale pour la bonne marche de toute chose.

EJO : Si jamais le nouveau Président de la FEBABU te demandait un conseil, que lui dirais-tu?

Gygy : Je luis dirais de rester flexible comme il l’a toujours été, car le monde du basketball burundais est plein d’angines qui bloquent le développement du joueur burundais.

En fait, dans un monde d’intellectuels les gens ont toujours tendance à défendre leurs points de vue, même si erronés pour certains. Donc c’est le grand défi pour Monsieur l’Apôtre.

EJO : Vas-tu garder la même passion du basketball à la fin des études ?

Gygy : Ma passion pour le basketball est indélébile, c’est un mode de vie pour moi, la «basketball culture» c’est moi, c’est dans mon ADN. Je me réveille chaque jour en mode basketball, je m’organise en basketball, bon je respire le basketball. Le basketball c’est mon oxygène.

En fait, le BasketBall c’est plus grand que le ballon car moi adepte de la MAMBA MENTALITY/Kobe Bryant, elle me dirige dans tout ce que j’essaie chaque fois à entreprendre.

EJO : Tout laisse croire que ton basketteur préféré est Kobe, et non Lebron James.

Gygy : Avec tout le respect que je dois au basketball , le meilleur joueur de tous les temps c’est bel et bien Michael Jordan, mais Kobe Bryant c’est mon idole , j’ai grandi en regardant Kobe , je suis un die-hard fan de Kobe, c’est ma personnalité préférée de tous les temps. Kobe m’a appris beaucoup de choses grâce à sa MAMBA MENTALITY, qu’il repose en paix.

Et Lebron ? (Rires), malgré que j’admire sa personnalité, je ne suis pas fan de LeBron le joueur. Il joue quoi déjà ? Rubomora(Rires), bien qu’un peu efficace sur terrain, je ne suis pas fan de son style de jeu.

EJO : Le moment qui t’a le plus marqué jusque-là dans le basketball burundais?

Gygy : Il y’en a eu beaucoup. Mais je crois que si je devais choisir un, c’est bel et bien l’année 2019, l’année où j’ai organisé la première édition de l’événement FLG MVP AWARDS en 2019 à Martha Hôtel.

EJO : Un dernier mot à dire?

Gygy : Merci à vous EJO pour votre implication dans la promotion du basketball burundais, courage, et continuez à inciter les autres médias à emboiter votre pas.

Un petit message pour le basketball burundais, c’est que les gens devraient comprendre que le basketball n’est pas un champ de bataille, que le basketball est une passion pour tout le monde. Vous voyez les joueurs, ils viennent sur terrain et partagent le ballon. C’est donc synonyme d’être à l’unisson.

Note de la Rédaction :*Cet entretien a été réalisé quelques jours avant sa décision darrêter FLG»

Propos recueillis par Armand NISABWE

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