Transport en commun à Bujumbura: Toujours des longues files d’attente

Il y a une année une vingtaine de nouveaux bus d’une capacité de transport de 60 à 100 passagers se sont ajoutés aux 600 autres bus  d’une capacité de transport de 18 à30 passagers. Mais le problème des lignes d’attente est loin d’être résolu.

C’était une joie pour des personnes empruntant les bus de transport en commun. Certains venaient au centre-ville pour vérifier si réellement  les nouveaux bus fonctionnent prenant des selfies étant dans les nouveaux bus.

Une joie qui n’a pas duré. Les habitants de la capitale économique du Burundi doivent toujours faire une queue au parking du centre-ville surtout le soir. C’est le même cas le matin. «C’est grave, j’ai déjà consommé 800fbu pour me trouver un bus» nous a confié Martin M., un habitant de Carama trouvé à l’arrêt bus de Ngagara Q9 dit Kwa Komine.

Une année vient  de s’écouler alors que le problème des files ne s’améliore pas.

Une promesse qui n’a pas été tenue ?

Consolateur Nitunga, Directeur des Transports s’était réjoui du fait que le gouvernement avait incité les opérateurs économiques à investir dans le domaine du transport et que ces derniers avaient répondu positivement à l’appel.

Il avait annoncé  à nos confrères de Burundi Eco que « La société Memento Transport a amené 18 bus d’une grande capacité  de transport et la société Service et Visite Technique au Burundi (SEVITEB) a déjà importé 6 bus d’une grande capacité de transport ».

C’était un soulagement pour les usagers du transport en commun, mais de courte durée. Il suffit de passer au centre-ville tout près de l’ancien marché central de Bujumbura pour comprendre. « Les nouveaux bus, était une bonne nouvelle pour moi. Je croyais ne plus faire une queue pour prendre un bus. Ils nous ont annoncé qu’ils allaient amener 20 bus. Mais malheureusement, aujourd’hui on n’en voit que peu. Je me demande, où est passé ces autres bus» explique N.E, un habitant de Kanyosha.

Les infrastructures routières en déterioration, un autre facteur?

Pour G.T habitant du quartier Gasenyi : « tant que les infrastructures routières sont  en mauvais état, il y aura toujours des files indiennes sur le parking du centre-ville ».

Même point de vue avec H.N chauffeur sur le parking allant au nord de la ville. «L’autre facteur à ne pas ignorer c’est l’état actuel de nos routes. Imaginez le temps qu’on met pour aller à Kinama et revenir. On est obligé de parcourir le Boulevard Adolphe Nshimirimana à une petite allure» précise-t-il.

Le problème des files et des infrastructures routières est un sujet qui date de deux ans. Le Maire de la ville à l’entrée de ses fonctions, Jimmy Hatungimana avait précisé que parmi ces grandes priorités figurent la réparation des nids de poules. Espérons que cela va contribuer à débloquer la situation.

Fabrice BIMENYIMANA