Seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes : la solidarité des femmes, une condition sine qua non

En date du 25 novembre de chaque année, le Burundi se joint à la communauté internationale pour débuter la sensibilisation des seize jours d’activisme pour la lutte contre les violences faites et aux femmes et filles.  C’est en l’honneur de cette journée et cette campagne que l’association Action Humanitaire au Burundi(AHB) a organisé ce mardi 1er décembre 2020 un point de presse aux journalistes pour contribuer à la lutte contre toutes formes de violences adressée à l’endroit des femmes.

Sous le thème donné par le Ministère du genre, de la solidarité et des droits de l’homme « Tous ensemble, luttons contre les violences faites aux femmes et filles », l’Action Humanitaire au Burundi a alors profité de cette occasion pour se joindre au gouvernement du Burundi afin de sensibiliser toute personne vis-à-vis des violences faites aux femmes et aux filles. L’AHB appelle tout Burundais à valoriser ce thème afin de lutter contre toute forme de violence faite aux femmes et aux filles.

Quand les femmes doivent être unies

Sous l’harmonie régulière de  voix enthousiastes des femmes criant « Abakenyezi natwe turashoboye », Madame Nadine Irakoze, Représentante légale de l’AHB a affirmé avoir passé toutes les heures de cette matinée en éveillant les femmes à prendre le devant, prenant également conscience de leurs droits. « Nous avons rassemblé toutes ces femmes pour renforcer leurs capacités dans la lutte contre les violences qui leur sont faites. Nous sommes en train de sensibiliser ces femmes à être unies pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes depuis leurs racines profondes. » Et a Madame Irakoze de montrer la dynamique des violences plus que diversifiées : « Bon nombre de femmes qui ont témoigné ce matin savaient que les seules formes de violence sont le fait d’être frappée par son mari, être refusé d’habit par son mari, mais il y en a d’autres qui ont témoigné d’être souvent victimes de ces violences en ce qui est des relations sexuelles :  quand le mari rentre rassasié et force la femme aux relations conjugales alors que la femme, elle, et les enfants ont passé toute la journée sans rien mettre sous la dent, la nuit de même ! »

Florence Gashurwe, une trentenaire, témoigne également avoir subi  des violences basées sur le genre : « Les violences faites aux femmes existent bien au Burundi. J’en ai moi-même été victime maintes fois. ». Selon Gashurwe, ces seize jours ont une grande importance pour le vécu des femmes et filles parce qu’il y a des hommes qui, suite à cette campagne, cessent d’abuser des femmes de peur d’être traduits en justice. De plus, dit-elle, les femmes devraient être solidaires et se réunir dans des associations de femmes pour se connaitre et s’entraider mutuellement en cas de violence à l’endroit d’une d’entre elles.

La campagne des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles débute le 25 novembre pour se clôturer le 10 décembre de chaque année.

Bolingo