Salon Industriel du Burundi : « Le secteur privé doit faire preuve d’initiative et éviter du copier-coller»

Ce jeudi le 17 décembre 2020, le Président de la République du Burundi Evariste Ndayishimiye a procédé à l’ouverture officielle de la troisième édition du Salon Industriel du Burundi. Les activités du jour étaient caractérisées par deux grands moments : les allocutions et la visite des stands.

Selon Honorable Olivier Suguru, le président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB), le but principal d’organiser ce salon industriel est de faire connaître au public l’existence de l’industrie burundaise. « En organisant périodiquement le salon industriel nous voulons montrer que l’industrie burundaise existe, participe activement à l’économie burundaise, crée de l’emploi, accroit les revenus des ménages et contribue dans la réduction de la pauvreté » dit le président de l’AIB.

Cependant, au lieu d’explorer les domaines oubliés, plusieurs acteurs économiques se concentrent dans les mêmes secteurs. Cela cause la pénurie des matières premières. « Nous avons vus ces derniers temps une émergence par exemples de minoteries  dont la plus part ne fonctionne pas faute de matières premières mais aussi à cause d’un surdimensionnement. Dans d’autres secteurs, nous constatons que l’investissement est nul. C’est le cas de la manufacture, la pêche industrielle, la transformation des produits animales, la transformation des minerais » regrette le Président de la Chambre Fédérale de Commerce de l’Industrie du Burundi (CFCIB).

Et de continuer : « Pour lever le défis en matière de développement, les acteurs du secteur privé burundais doivent faire preuve d’initiative et éviter du copier-coller».

Le président de la République, dans son discours, appelle les acteurs économiques à investir dans les secteurs non exploités. « Cherchez à transformer nos minerais. Tous ceux qui cherchent à opérer dans le secteur minier veulent exporter les minerais à l’état brut. Or, en les exportant avant transformation le pays ne gagne rien. Ce qui est bon est d’installer des industries de transformation dans le pays pour exporter les produits finis. Cela contribuera à lutter contre le chômage car un bon nombre des burundais y trouvera de l’emploi » a insisté le chef de l’état burundais.

La troisième édition du Salon Industriel est organisée sous le thème « L’industrie facteur incontournable de développement économique».

Frédéric NTAKIMAZI