Nous avons tous des souffrances psychiques qui entravent notre bonne santé mentale

Le 10 octobre de chaque année, les Nations Unies célèbrent  la Journée Mondiale de la Santé Mentale. C’est dans ce cadre que l’Université du Burundi, en collaboration avec la Plateforme des intervenants en Psychosocial et en Santé Mentale(PPSM), a organisé une Conférence Universitaire ce vendredi  09 octobre 2020 dans les enceintes de l’Université du Burundi,  Campus Kamenge, sous le thème de l’OMS « Agir pour la Santé Mentale, investissons ! ».

Salle pleine de monde : enseignants, invités divers, et étudiants, les cérémonies ont été débutées  par un mot d’accueil de la Docteure psychologue Rénovate Irambona, Doyenne de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education.

Dans cette conférence, trois exposés étaient au menu. Le premier était celui du Professeur Léandre Simbananiye, psychologue clinicien et enseignant à l’Université du Burundi. Il portait sur la « Contribution de la recherche dans la promotion de la Santé Mentale ».

Le deuxième était celui de Monsieur Bonaventure Nikoyandoye, chercheur en Santé Mentale et enseignant à l’Université du Burundi. Celui-ci portait sur « La Santé Mentale dans le contexte de la santé publique au Burundi ».

Et le troisième exposé était celui de Madame Béatrice Gakobwa, psychologue venue de la Plateforme des intervenants en Psychosocial et en Santé Mentale(PPSM). Ce dernier exposé portait, lui, sur « Les interventions psychosociales à base communautaire ».

Y aurait-il une personne en bonne santé mentale ?

C’est une petite et grande question adressée directement au Professeur Léandre Simbananiye par son ancienne élève, Madame Stella, journaliste à la RTNB, et alors animatrice de la tranche des questions durant ladite conférence. « La bonne santé mentale n’est pas l’opposé de la maladie mentale. Ce n’est pas comme le noir et le blanc. Nous avons tous des souffrances psychiques qui entravent notre bonne santé mentale. Et les souffrances psychiques c’est une maladie mentale. Ça ne nécessite ni de comprimés ni de psychiatrie lourde. C’est pour cela qu’il y a le côté psychologie. Nous traversons tous des moments de crise existentielle qui perturbent notre état mental », répondit le professeur Simbananiye.

A la question de savoir ce qu’on peut faire pour promouvoir les domaines de la santé mentale au Burundi, le professeur Simbananiye a souligné qu’il faut investir dans la recherche, et investir dans la formation.

Et il n’a pas manqué à fustiger que le gouvernement n’a pas suffisamment investi dans la santé mentale par exemple pour le fait que le Burundi entier n’a que trois psychiatres pour la bonne santé mentale de plus de dix millions d’âmes.

Retenons également que plusieurs représentants et membres de différentes associations œuvrant dans le domaine de la psychologie avaient pris part à la conférence.

Bolingo