Jadot Nkurunziza: Retour à la case départ

Mardi  22 janvier 2018 en fin d’après midi, Jadot Nkurunziza faisait le retour sur ses traces. Le jeune activiste de l’environnement a planté  des fleurs et arbres à l’Ecole Fondamentale Scheppers (EPA Nyakabiga) et à la Paroisse Saint Sauveur de Nyakabiga.

Il est presque 16h dans la zone Nyakabiga. Les écoliers et élèves de l’Ecole Fondamentale Scheppers inondent  la cour, courant dans tous les sens. Un visage se fait remarquer. C’est Jadot Nkurunziza, que nombreux appellent désormais Giti  (arbre traduction en français) pour son amour inconditionnel dans la protection de la nature.

Quelques minutes plus tard, il fait une démonstration face à d’innombrables jeunes écoliers qui se retiennent à peine. En fait chacun veut planter le plus de fleurs possibles, sauf que pour le bon déroulement des activités les encadreurs ont donné le mot d’ordre : un écolier, une plante de fleur.

Après la démonstration de la part de Jadot Nkurunziza, le signal est donné. Ils forment une longue ligne, chacun occupé à bien placer le plant de fleur dans un mélange de composte et sol. «Je suis heureux de planter une fleur devant ma salle de classe. Je jetterais un œil sur cela chaque matin» à peine finit-elle sa phrase que cette écolière court.

Remarquant qu’on est journaliste, les curieux sont devenus nombreux. «Je vais raconter à la maison comment on a planté des fleurs. Nous sommes contents», nous dit Erica, de la 4ème.

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Pour Jadot Nkurunziza, c’est plus qu’un simple acte de planter des fleurs. C’est un lieu hautement symbolique pour lui. « D’abord c’est ici à l’EPA Nyakabiga que j’ai fait mes études primaires. Et puis, c’est à partir de cette école que j’ai commencé le premier pas vers la protection de la nature» nous dit-il en mélangeant du composte.

Après l’Ecole Fondamental Scheppers, direction à l’église de la Paroisse Saint Sauveur toujours dans la zone de Nyakabiga. Là, Jadot Nkurunziza y a planté les fleurs et un palmier. Les fidèles qui sortaient de la messe en swahili l’ont béni, d’autres l’encourageant de ne jamais se lasser dans ce qu’il fait.

Pioche dans la main, parfois à genou, tantôt dans une position accroupi, lui il continuait à planter les fleurs. Il n’hésitera pas de dire au gardien de la paroisse de ne pas laisser sécher ces fleurs, lui qui a voulu «offrir à sa paroisse qui l’a vu grandir le minimum qu’il pouvait faire».

Acolyte de cette paroisse dans son jeune âge, il quittera ce lieu sous le regard admiratif des fidèles.

Armand NISABWE

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