Entrepreneuriat au Burundi : quand WUFF-Burundi se penche vers les jeunes et l’élaboration de leurs plans d’affaires

Ce samedi  le 05 décembre 2020, l’organisation WeUp For Future (WUFF-Burundi) a organisé une formation sur l’élaboration d’un plan d’affaire pour un microprojet. A l’hôtel Amahoro, en pleine capitale économique du Burundi, cette formation a été dispensée par Vanessa Nshimira, master en Project Planning and Management, et employée de la Banque Communautaire Agricole du Burundi(BCAB).

« Nous voyons un nombre de jeunes chômeurs qui ne cessent d’augmenter, et qui ont des opportunités apparemment mais qui ne sont pas en train de les profiter parce qu’ils n’ont pas de notions sur comment élaborer un plan d’affaire présentable. Nous avons alors ciblé l’élaboration d’un plan d’affaires parce que nous  voulons que les jeunes commencent à entreprendre tout en sachant les risques, les avantages, et ce qu’il faut faire de ces éléments pour réussir dans leurs projets. », Annonce Dr Pacis-Alarine Irambona, Représentante Légale de WUFF-Burundi.  

Avant tout, des mythes à défaire

Avant de pénétrer la leçon proprement dite, Vanessa Nshimira a d’abord fait un tour d’horizon avec les jeunes sur quelques mythes qu’il sied de balancer en matière d’entrepreneuriat. Ce sont des mythes comme quoi les entrepreneurs ne pensent qu’à l’argent, qu’il faut beaucoup d’argent pour se lancer en affaires, qu’il faut avoir étudié en Administration ou en Gestion pour lancer son entreprise, ou qu’il suffit juste d’avoir une bonne idée pour lancer une entreprise. Vanessa Nshimira a montré que ces mythes sont à prendre avec des pincettes parce que pouvant inquiéter et bloquer pour rien le jeune qui rêve d’entreprendre. Soulignant qu’on ne peut pas prétendre être entrepreneur sans avoir une bonne idée d’entreprise ou de projet, madame Nshimira a pourtant fustigé les plaintes qu’émettent la majorité de jeunes comme quoi ils ont tous des projets et qu’il leur manque uniquement des moyens. « Certes, vous avez tous des idées et des plans d’affaires dans vos têtes, mais cela ne suffit pas. Il faut mettre ces idées sur papier. », A-t-elle indiqué en s’adressant aux jeunes présents.

Des étapes à suivre pour réaliser son business plan                   

Il a fallu à Vanessa Nshimira de dispenser sa grande leçon en articulant la séance sur les étapes à suivre pour réaliser son plan d’affaires. La première étape concerne l’idée d’entreprise. La formatrice a montré que l’idée correspond à la vision de l’entreprise  et donne l’idée concise dont cette vision sera réalisée. La deuxième étape est l’étude du marché. C’est à cette étape que l’entrepreneur examine l’environnement du marché où il désire implanter son entreprise. La troisième est la stratégie marketing. Pour celle-ci, il importe d’étudier scrupuleusement les fameux quatre P (Place, Produit, Prix et Promotion). La quatrième étape est celle de l’étude technique où l’entrepreneur devient de plus en plus pratique, de l’équipement à la production en passant par le bon calendrier nécessaire pour entamer et conduire son projet. Et enfin la dernière étape qu’est l’étude financière. C’est  à cette étape qu’on doit faire un inventaire objectif et rationnel, et surtout exhaustif de tous les besoins en même temps que les coûts y relatifs afin de lancer son projet en beauté.

Notons que WUFF-Burundi s’est donnée, dans le fond de son existence,  une mission de contribuer à l’amélioration et à la promotion du développement durable des jeunes et des femmes Burundais.

Bolingo